LETTRE d'André en date du 23 septembre 2008 - Conakry
Association-Anjou-Guinée kissidougou
Conakry, le 23 septembre
Juin 2008 : Achat de trois décortiqueuses
pour Kissidougou
République de Guinée.
A. PROSPECTION DES SITES D'INSTALLATATION.
Le 17 avril 2008, j'ai quitté la ville de Pita pour me rendre à Kissidougou dans le cadre d'une prospection des lieux devant abriter les décortiqueuses. Le vendredi 18 avril, en collaboration avec un certain nombre de conseillers, les villages (Brouadou, Bouyé et Bondalou) préalablement choisis ont été confirmés. Le même jour avec le père Jacques, par le biais de sa moto, nous avons commencé la visite des lieux qui a pris fin le 21 avril 2008.
Dans tous les villages concernés, la nouvelle fut accueillie avec grande joie.
B. ACHAT DES DECORTIQUEUSES.
En date du 26 juin 2008, J'ai effectué le déplacement de Pita pour Conakry en vue de procéder à l'achat des trois décortiqueuses qui furent achetées le 28 juin suivant. Pour une meilleure garantie et de transparence, la livraison s'est effectuée en présence des services de Douane du Port Autonome de Conakry.
C. TRANSPORT DES DECORTIQUEUSES
Le transport s'est effectué en deux temps :
1°- Du magasin d'achat à la gare routière (Conakry) et de la gare routière Conakry pour Kissidougou (28 juin 2008);
2°- (29 juin 2008, arrivée des machines à Kissidougou). Les dites machines seront stockées dans un magasin pendant sept jours en attente de mon arrivée pour être en suite acheminées dans les villages bénéficiaires.
3°- Le 10 juillet Etude technique de l'action pileuse.
Ce même jour, les villages de Brouadou et de Bouyé ont reçu leurs machines et le lendemain 11 juillet 2008, c'était au tour de Bondadou d'exulter de joie.
Il convient de noter que pendant tout le parcours, nous n'avons enregistré aucune perte et les machines sont arrivées à destination dans de bonnes conditions. C'était pour moi un grand souci, en raison des routes impraticables que nous avons en Guinée. Je précise en passant que pour l'embarquement et le débarquement (excepté dans les villages), j'ai fait appel aux dockers.
II. INSTALLATION DES DECORTIQUEUESES.
Après avoir obtenu des sites, il fallait ainsi les équiper en vue de l'installation des décortiqueuses : (trouver des supports en bois double, des boulons, des rondelles, etc. …), garantir des portes et fenêtres en y fixant des serrures convenables, s'assurer aussi que les bâtiments ne suintent pas pour ne pas endommager des machines.
Les mois de juillet, août et septembre étant des mois de labour, il faudra attendre le mois d'octobre pour un meilleur démarrage de l'action décortiqueuse (temps des premières récoltes de riz)........
III. EQUIPE DE PILOTAGE.
Dés après mon arrivée à Kissidougou le 06 septembre courant, j'ai mis en place une équipe de suivi et pris contact avec les cinq personnes pour diriger l'activité concernée. Le mardi 9 septembre 2008, cette équipe a eu son premier entretien avec pour ordre du jour :
1. Attribution des fonctions.
2. Etude technique de l'action pileuse.
3. Rémunération des acteurs.
4. Divers.
Développement des points mis à l'ordre du jour :
1. Attribution des fonctions.
L'équipe est structurée de la façon suivante :
- Un coordinateur général. Il est chargé de coordonner toutes les activités du projet et de fournir des rapports à l'Association.
- Un coordinateur général adjoint. Il est chargé de coordonner les activités sur place et de fournir des rapports mensuels au coordinateur général.
- Un chargé de suivi mécanique (entretien des machines, formation des agents, relations extérieures.
- Un chargé de la supervision sur le terrain. Il est chargé de la production dans les trois villages en accord et mandaté par le coordinateur général adjoint.
- Un conseiller général.
Ce point fut conclu en faisant ressortir l'esprit que doit avoir l'équipe : une collaboration franche et une communion entre les membres pour le soulagement de la femme villageoise.
2. Etude technique de l'action pileuse.
Il a été question de la formation des agents et autres gestionnaires. Dans les trois villages, nous avons désigné des femmes pour servir de trésorières et pour assurer le contrôle par rapport aux machinistes.
3. Rémunération des acteurs.
L'action pileuse n'étant pas une action à recette importante et immédiate, il a été demandé à chaque membre d'avoir un esprit de sacrifice pour un départ cela jusqu'à ce que tout soit clairement défini. Toutefois, pour les trois machinistes et les trois contrôleurs, leur rémunération sera faite en nature et en fonction du rendement.
4. Divers.
Un accent particulier a été mis sur la sensibilisation des habitants des trois villages bénéficiaires des décortiqueuses. Cette sensibilisation sera faite par l'équipe en place en vue d'une exploitation saine et minutieuse des machines.
En suite, il a été question de débats au tour du choix des machinistes et des contrôleurs qui doit être sans complaisance pour un meilleur rendement et une saine gestion.
Enfin, il a été aussi question de la mise en action des pileuses. Concernant ce point, l'équipe de pilotage a retenu la deuxième quinzaine du mois d'octobre 2008, période à laquelle les premières récoltes du riz sont bien avancées.
L'entretien des machines sera fait à partir des recettes.
Une évaluation des activités se fera mensuellement faite par l'équipe en place et trimestriellement par l'équipe de pilotage.
Ce même jour 09 septembre 2008, toute l'équipe s'est rendue à Brouadou pour s'entretenir avec la contrôleuse villageoise déjà choisie et le lendemain avec celle de Bouyé.
Conclusion. Pour toutes ces activités préliminaires, de la prospection des sites à l'installation des machines en passant par leur achat, il a fallu beaucoup de déplacement. Cela m'a permis d'aboutir à des résultats heureux pour un départ. Seule, reste maintenant la mise en activité de ces décortiqueuses déjà installées.
IV - SOUHAITS.
Si nous sommes heureux d'accueillir ces trois pileuses qui feront certainement la joie de toute la contrée, il est à noter cependant qu'il n'a pas été possible d'avoir des étendues cultivables, pour la simple raison que le labour se fait à la main. Pour remédier à ce problème et pour une rentabilité qualitative et quantitative des pileuses, nous aimerions avoir :
- Deux à trois paires des bœufs d'attelage,
- Trois cent litres de gasoil (soit cent litres par machine) que nous voudrions garder en stock à cause de la crise fréquente du carburant à Kissidougou.
- Une moto pour faciliter le contact et le déplacement en vue d'assurer la supervision régulière sur le terrain.
-
Il ne nous reste plus qu'à vous signifier toute notre gratitude et celle des populations bénéficiaires.
Que Dieu vous le rende au centuple.
Père André Sow.
UNE AFFAIRE A SUIVRE
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